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vendredi 17 novembre 2017

Demande de prise en charge

Client : Bonjour, j’ai acheté ce produit chez vous (Réf : Hotpoint Ariston - AQ 113 D69) et j’ai un problème avec cet achat.

Daniel : Bonjour, pourriez-vous exposer votre problème plus clairement ?

Client : Je vais vous raconter depuis le début, ça sera plus simple. J’ai commencé par remarquer régulièrement que mes chaussettes disparaissaient au cours de mes machines, parfois c’était juste une chaussette, mais souvent plusieurs. J’ai vérifié dans le filtre et dans le joint mais rien, elles avaient tout simplement disparu. Et puis j’ai récemment eu une sorte de problème… j’ai besoin de faire disparaître mes chaussettes mais il ne se passe plus rien.

Daniel : Ce n’est pas une bonne nouvelle que ces disparitions aient cessées ?

Client : Heu… Non pas vraiment, j’ai réellement besoin que la fonction revienne, une prise en charge par le SAV est-elle envisageable pour rétablir celle-ci ?

Daniel : Non, ce n’est pas une fonctionnalité initialement prévue Monsieur. Mais pourquoi avez-vous tant besoin de faire disparaître vos chaussettes ? Je ne comprends pas l’objet de votre demande.

Client : Pensez-vous que si je rachète une machine neuve, cette fonctionnalité non programmée pourrait être présente ?

Daniel : C’est un dysfonctionnement qui doit être propre à votre modèle, je vais faire remonter l’information à mon supérieur. Auriez-vous plus d’informations à me donner comme la date et le lieu d’achat s’il vous plaît ?

Client : Ma femme l’a commandé sur Amazon, je crois que c’était en Août, j’avoue ne pas avoir conservé la facture. Je ne pensais pas avoir besoin de faire usage de la garantie. Mais là j’ai franchement besoin de ce dysfonctionnement.

Daniel : Vous devriez avoir la date d’achat exacte dans votre historique Amazon, pourriez-vous le consulter, ou bien demander directement à votre femme ?

Client : Ma femme n’est pas en état de répondre actuellement, mais c’était le 27 Août 2017, je viens de vérifier. Je veux m’en débarrasser, aidez-moi s’il vous plaît, c’est réellement urgent.

Daniel : Merci pour ces informations je vais pouvoir faire le nécessaire. Si vous avez besoin de jeter vos chaussettes pourquoi ne pas simplement les mettre à la poubelle ?

Client : Si je les jette juste, je crois que je vais avoir de gros problèmes. J’ai réfléchi longuement, la machine à laver est la meilleure solution pour moi.

Daniel : J’avoue ne pas comprendre, je veux bien vous aider mais là je crois qu’il y a un élément qui m’échappe, pourriez-vous être plus explicite ?

Client : Ça n’a pas d’importance, je vais racheter une machine je pense, merci de votre aide !

Client est à présent déconnecté(e).


lundi 13 novembre 2017

L'expérience Harbinger (partie 1)

Le monde dans lequel nous vivons est rempli de choses que nous ne comprenons pas. Ou pas encore, mais, nous, les humains, étant des êtres curieux par nature, nous tentons naturellement de comprendre notre univers. Cette façon de penser - cet état d’esprit - nous a conduit à faire d’incroyables découvertes et inventions que l’on n’aurait pu imaginer il y a quelques centaines d’années. Nous avons éradiqué des maladies, construit des bâtiments qui touchaient le ciel, et même des machines qui nous ont élevés au-dessus des nuages puis dans les étoiles. Si nos ancêtres pouvaient nous voir, nous et ce que nous avons accomplis, je suis persuadé que nous serions pris pour des dieux.

Notre curiosité et soif de savoir ne nous a cependant pas toujours conduit vers le bien. Le Mal fait aussi partie des fruits de nos recherches. Et j’ai peur que celui-ci soit notre perte. Je ne dis pas ceci pour passer pour un grand philosophe qui aurait passé du temps à méditer là-dessus, non, si j’en parle c’est que j’en ai fait l’expérience. Je l’ai vu. J'en ai fait partie.

L’évènement dont je vais vous parler est totalement vrai, je vous le jure. Je sais que beaucoup d’entre vous resteront sceptiques, et penseront à une énième histoire flippante destinée à vous donner des frissons, mais je vous certifie que ça n’est pas là mon but. Ce que je veux montrer dans cette histoire c’est que le Mal rôde derrière le voile de la vérité de ce qu’on l’on comprend et ce que l’on voit, vous dévoiler ce qui se tapit dans l’ombre. Même moi je ne comprends pas tout.

Ce que je vais décrire s’est réellement passé et, j’en suis persuadé, se passera à nouveau.
En 1971, un scientifique pas vraiment connu a commencé des études préparatoires pour un projet top secret, connu sous le nom de « L’expérience Harbinger. » J’aimerais que ce scientifique reste anonyme pour des raisons personnelles, il sera donc dénommé « Zimmerman. »

Son passé avant cette date n’était pas très clair. Tout ce que je savais c’était qu’il était né et avait vécu quelque part dans le Maryland, et qu’il avait une étrange fascination pour le spiritisme et l’occulte. Ce qui a plus tard fait de lui un proscrit parmi ses collègues, vu comme on se moquait (et comme on se moque toujours) de ce qui touche à la métaphysique. Les opinions de Zimmerman par rapport à l’autre monde n’en étaient cependant pas la seule cause. C’était ses méthodes qui le mettaient à l’écart et lui donnaient une mauvaise image chez ses pairs. Zimmerman était connu pour être froid et d’une rudesse sans équivoque. Il n’avait que faire des moyens, tout ce qui comptait pour lui était les résultats, et s'il jugeait leur valeur suffisante, il était prêt à payer n'importe quel prix. Sa soif de savoir et de vérité était brutale et insatiable, et c’est pour cela qu’on le craignait. Ceux qui le connaissaient sans en avoir peur étaient ses disciples, ils le suivaient, lui et ses travaux.

Même le mot Harbinger est intriguant et presque intimidant. Peut-être est-ce la façon qu’il a de rouler sous la langue, ou peut-être son association avec le projet biaise mon jugement. Mais il me semble porter un destin tragique. Et puis, c’est assez logique, en fin de compte… il signifie avertissement ou présage. Je ne peux imaginer les raisons qu’avait Zimmerman pour lui donner ce nom mais rétrospectivement celui-ci était parfait.

Zimmerman avait désigné un petit nombre de scientifiques (j’en faisais parti) pour nous dire qu’il travaillait sur « quelque chose d’énorme ». Et qu’il avait besoin de personnes qui pouvaient tenir leur langue et ne divulguer aucune information sur son œuvre. Bien qu’il ne faisait pas totalement confiance à tout le monde, il savait que nous étions des professionnels, et que pour une raison ou pour une autre nous avions besoin de ce boulot.

Pour ma part je travaillais à une clinique des environs comme docteur, mais on m’a surpris pendant que je volais des médicament, et j'ai été viré sans cérémonie. Évidemment cela avait laissé une trace indélébile sur mon CV et j’avais du mal à trouver du travail. Et puis je venais de l'Alaska et vivais près de l'endroit où devait se dérouler l'expérience, on peut dire que je constituais un choix pratique. Vous vous imaginez bien que j'ai sauté sur l’occasion, et c’était difficile de résister vu le salaire qu’on nous offrait !

Nous étions donc 15 au total. Certains étaient ses collègues de longue date, certains avaient été engagés en tant que personnel de maintenance et un petit nombre pour sa « sécurité personnelle ». J’étais le seul professionnel de santé. Je me demande encore comment il a trouvé le financement nécessaire pour cette expérience et je ne serais pas vraiment surpris si j’apprenais que les fonds n’avaient pas été levés de manière complètement légale. Mais bon, j’avais besoin d’argent et il en avait. Mais aujourd’hui je regrette cette décision.

Après que Zimmerman ait obtenu de l’argent, il l'a utilisé pour acquérir un terrain relativement grand dans un endroit reculé du désert gelé de l’Alaska. Il y a fait construire une structure de béton qui ressemblait pas mal à un bunker. La seule différence reposait sur le fait que son but premier était de garder des dommages potentiels à l’intérieur et non pas de se protéger de l’extérieur, d'après ce qu'il disait. La plupart de cette structure était souterraine, ce qui avait pour effet de donner l’illusion qu’elle était beaucoup plus petite vue de dehors. La seule façon d’entrer et de sortir était de passer par une petite échelle qui partait d'un petit bâtiment de béton à la surface, que j’appellerai à partir de maintenant le « bâtiment d’entrée » pour que ça soit plus simple, et qui rejoignait le réseau souterrain. La nuit, après que tout le monde soit allé se coucher, la trappe qui renfermait l’échelle était fermée grâce à un large et solide couvercle de métal. Zimmerman était très strict sur ça. Situé non loin de là, il y avait un groupement de cabanes en bois qui servait de dortoir pour le staff.

Comparé au bâtiment d'entrée, la structure souterraine était immense. Au centre du complexe se trouvait la salle de contrôle. Là où tous les appareils électriques étaient branchés, ce qui incluait les caméras de surveillance, les lumières et les dispositifs de contrôle des portes. Consoles, moniteurs et ordinateurs tapissaient les murs de cette salle. C'était aussi là que débouchait l’échelle.

On pouvait quitter la salle de contrôle par trois portes : une qui débouchait sur une petite pièce servant d’infirmerie, une autre qui menait à une salle de repos et une troisième qui s’ouvrait sur les couloirs. Les couloirs étaient l'endroit où le complexe commençait à avoir l'air terriblement sinistre. Pour une raison que j'ignore, ils étaient arrangés en suivant un schéma très déroutant, dessinant des cercles et menant à des culs-de-sac. Ces couloirs constituaient la majeure partie de la structure, et il était facile de se perdre dans ce labyrinthe si l’on ne connaissait pas l’endroit.

Mais si vous saviez où vous alliez, vous pouviez rapidement vous retrouver devant une des trois pièces de 6m². Chaque pièce disposait d'une caméra placée à un de ses coins et connectée à un moniteur dans la salle de contrôle. Il y en avait aussi partout dans les couloirs pour que quiconque surveillant depuis la salle de contrôle puisse regarder où il le voulait, quand il le voulait. Ces petites chambres étaient fermées par de lourdes portes de métal, qui s'ouvraient au moyen d'un digicode à 4 chiffres situé juste à côté.
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Je me rappelle à quel point les couloirs m'effrayaient quand je venais d'arriver au complexe. J'ai toujours été claustrophobe, vous savez, et ces couloirs étaient vraiment étroits. Le bruit (ou, plus précisément, l'absence de bruit) dans ce dédale était aussi une terrible source d'angoisse pour moi. Un silence surnaturel pesait en permanence, comme si le monde s'était figé. Ça donnait vraiment la sensation d'être piégé. Mais, par chance, je ne devais que rarement m'y aventurer, étant donné que j'étais le seul professionnel de la santé dans l'infrastructure, et je n'avais quasiment aucune raison d'y aller.

J'ai trouvé ça curieux, au début, que Zimmerman recrute un professionnel médical comme moi, mais j'ai compris une fois que tout a été terminé.

L'objectif officiel de l'expérience Harbinger était de tester et d'observer les effets d'un isolement prolongé sur l'esprit humain. C'est du moins ce qui était indiqué sur les rapports envoyés à l'extérieur. Mais personne, à l'exception du personnel qui menait l'expérience, ne savait que le véritable but était beaucoup plus sombre.

Comme je l'ai déjà évoqué, Zimmerman avait toujours été obsédé par le paranormal et l'occulte. Il s'était mis en tête de convaincre ceux qui ne le croyaient pas. Il voulait une preuve tangible que le paranormal était un phénomène avéré, et il voulait être le premier à obtenir cette preuve.

Le véritable objectif de l'expérience Harbinger était de découvrir une preuve de l'existence du monde métaphysique, un monde que nous ne pouvions voir. Bien sûr, la perspective de se lancer là-dedans était un peu intimidante, voire effrayante, mais c'étaient les méthodes de Zimmerman qui étaient réellement terrifiantes. Il était persuadé de pouvoir ouvrir un portail entre les mondes temporairement, permettant à trois "entités" quelconques de pénétrer dans le nôtre, et celles-ci seraient piégées dans une des trois pièces.

Zimmerman avait une théorie selon laquelle n'importe quelle entité essaierait de prendre possession du plus proche être vivant en mesure de la supporter. Il voulait employer cette "technique" pour piéger un esprit dans une forme physique en le faisant entrer dans un corps vivant auquel on aurait préalablement injecté un mélange de sa création.

En théorie, ce mélange était conçu pour empêcher l'esprit de quitter l'être qu'il avait possédé. Le seul moyen de quitter un hôte auquel on aurait injecté cette mixture était la mort. Selon Zimmerman, l'hôte devait être un être vivant avec une volonté suffisamment forte pour survivre à la possession. Et la seule espèce possédant suffisamment de volonté pour ça, ce sont les humains.

Zimmerman s'est également arrangé pour que les entités entrent dans les trois pièces et qu'il n'y en aurait qu'une par pièce, bien que je ne puisse pas exactement dire comment il a procédé. En vérité, je n'ai pratiquement aucune idée de comment il a bien pu réussir ce qu'il a fait. Il aimait à garder ses méthodes pour lui-même et pour ceux à qui il faisait le plus confiance, probablement à cause de sa crainte paranoïaque que quelqu'un ne lui vole son idée et obtienne tous les lauriers pour son succès.

Si j'avais eu connaissance de la vraie finalité de l'expérience avant de signer, j'y aurais sans doute réfléchi à deux fois. Mais Zimmerman n'a rien voulu nous dire avant que nous soyons tous réunis dans sa "forteresse". Même si l'un de nous avait voulu partir, je doute qu'il en aurait eu la possibilité. L'équipe de sécurité que Zimmerman avait engagée était fidèle au scientifique et à son salaire. Ça ne me surprendrait pas qu'il leur ait donné l'ordre de ne permettre à personne de quitter le complexe.

Il y avait trois cobayes pour l'expérience, ils étaient tous natifs de l'Alaska, et on les avait attirés dans le projet en leur faisant croire qu'ils allaient participer à une étude sans danger sur les effets de l'isolation sur l'esprit humain, comme je l'ai déjà dit. Raison pour laquelle aucun n'a émis d'objection quand on leur a dit qu'ils allaient être confinés dans une des trois pièces que j'ai mentionnées. Le premier sujet était un jeune homme, il était visiblement au chômage et avait cruellement besoin de l'argent qui était promis pour la participation à l'étude. Le second sujet était une femme. En la regardant, je pouvais dire qu'elle souffrait d'une addiction quelconque. Le troisième et dernier sujet était un vieil homme, un vagabond je suppose. Leur point commun était qu'il ne leur restait ni d'ami, ni de famille. En résumé, ils ne manqueraient à personne, ce pourquoi ils ont été choisis pour le projet.

Je suis désolé, j'aimerais pouvoir vous en dire plus sur les cobayes, mais tout ce que je vous ai dit l'a été de mémoire, et on m'a fourni très peu d'informations sur eux.

L'expérience n'a officiellement commencé qu'en 1987, soit 16 ans après sa première annonce. J'avais hâte de commencer, donc j'ai fait mes bagages et je me suis rendu au complexe dès le moment où ça a été possible. Je suis arrivé à la structure une semaine avant même que les cobayes s'enrôlent, et un mois avant le début du projet.

Je ne suis pas du tout le premier à m'y être rendu. Quand je suis arrivé, Zimmerman, ses collègues et l'équipe de sécurité étaient déjà là. On peut probablement dire que je suis la première personne à qui Zimmerman ne faisait pas confiance à être arrivée.

Tous les autres sont arrivés environ une semaine avant le début de l'expérience. Il y avait un vrai fossé entre ceux qui étaient là uniquement pour l'argent (comme moi) et ceux qui étaient des disciples de Zimmerman.
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Le 15 octobre 1987, tout était mis en place. Les sujets étaient enfermés dans les chambres, les caméras, les lumières et les hauts parleurs étaient totalement opérationnels et tous les membres de l’équipe s’étaient installés : il était temps que l’expérience commence pour de bon.

Zimmerman avait demandé à tout le monde d’aller dans la salle de contrôle vers 21h pour être témoin du déroulement de la première expérience. Il voulait que tout le monde soit présent quand il aurait prouvé que ses théories étaient confirmées et qu’il n’était pas fou. Il voulait que l’on voie les fruits de son labeur. Quand toute l’équipe a fini par arriver dans la grande salle de contrôle, Zimmerman s’est simplement tourné vers nous pour nous dire : « Regardez. »  Il s’est penché vers le microphone qui projetait sa voix dans les trois salles et a commencé à chanter dans un langage étrange dont j’étais persuadé que seul Zimmerman le comprenait. 

Nous avons observé les trois grands moniteurs sur le mur en attendant silencieusement que quelque chose se passe. Les sujets étaient debout dans leur chambre, sidérés par la mélodie de Zimmerman, fixant la caméra d’un air confus. Après à peu près cinq minutes j’ai ressenti quelque chose… d’horrible. Je ne pourrais pas exactement expliquer quoi, mais un terrible sentiment de crainte s’est emparé de moi, m’accablant d’angoisse. Et c’est à ce moment que le sol s’est mis à trembler doucement et les lumières à clignoter. Zimmerman continuait de chanter dans le microphone comme si de rien n’était, pendant que les sujets commençaient à tourner dans leur pièce en appelant à l’aide. 

Puis soudain le sol s’est arrêté de trembler et les images du moniteur ont disparu, laissant place à la neige. L’air était tellement lourd. Nous étions tous en train de regarder les moniteurs, attendant que l’image se rétablisse pour nous montrer ce qui se passait dans les pièces. 

Pas un bruit pendant un long moment. Puis un hurlement. Les cris d’une femme en proie à une terreur et une douleur insoutenables ont commencé à résonner dans la structure. Les cris similaires d’un homme ont commencé à lui répondre et les deux plaintes se sont mêlées pour former une terrible symphonie de peur et de souffrance qui nous brisait impitoyablement les tympans.


Ceux qui n’étaient là que pour l’argent ont commencé à se regarder avec effroi, tandis que les disciples de Zimmerman ne montraient aucune réaction. Nous voulions quitter cet endroit horrible et ne jamais y retourner, mais nous savions au fond de nous que Zimmerman ne nous laisserait pas faire. Il n’y avait aucune échappatoire, nous serions retenus pour un bon moment. 

Il était 22h13 quand les hurlements se sont enfin arrêtés. Mais les moniteurs devaient encore nous révéler ce qui s'était passé dans ces trois pièces. Quand les cris se sont stoppés, Zimmerman nous a tous donné congé en ajoutant qu’il nous était interdit de revenir avant le lendemain matin, 10h. Ce n’était pas comme si nous le voulions non plus. Nous sommes tous rentrés silencieusement vers le dortoir pour reposer pour la nuit. Je pense que je peux affirmer sans me tromper que rares ont été ceux qui ont pu fermer l’œil cette nuit-là, et je n'en faisais pas partie.
 
Traduction : Treize et Magnosa


vendredi 10 novembre 2017

Accident de décompression

Ce message a été trouvé sur un forum dédié à la plongée sous-marine. Il a depuis été supprimé par les administrateurs. La raison invoquée était qu’il aurait été contraire à la charte du forum.

Bonjour à tous,

Je suis assez nouveau sur le forum et pour me présenter brièvement je suis plongeur professionnel. C’est mon métier depuis maintenant 12 ans, et depuis 5 ans je suis également caméraman. Je suis souvent engagé par des organisations de recherche pour l’étude des animaux marins. L’incident dont je vais vous parler aujourd’hui est justement ce type d’expédition, on devait filmer des baleines et poser des trackers, pour pouvoir suivre leur migration dans le Pacifique sud. Les films servent non seulement à étudier leur comportement, mais aussi parfois à couvrir une partie des frais de l’expédition en les revendant. Cette expédition-là avait beaucoup de subventions, le bateau était particulièrement grand et bien équipé, c’est bien car ça offre un certain confort, autant pour la cabine que le matos à disposition.

Je vais aussi faire une brève introduction pour ceux qui sont plutôt apnée sur ce forum : un accident de décompression est dû au fait que lorsque vous plongez à la bouteille, vous consommez du gaz qui va en partie s’accumuler dans l’organisme car à pression plus forte les gaz se dissolvent mieux dans les fluides et notamment le sang. Si on remonte trop vite, on crée des bulles de gaz qui peuvent causer des accidents vasculaires pouvant entrainer la mort. Le moyen le plus fiable de les éviter est d’effectuer des paliers pour laisser aux bulles le temps de se résorber, qu’on appelle paliers de décompression. C’est entièrement fiable et les ordinateurs de plongée analysent tout seuls le temps et la profondeur de plongée pour calculer les paliers, ce qui évite tout incident. Si par malheur ou pour une raison qui nécessite cette urgence on doit remonter vite, le dernier recours est d’aller le plus rapidement possible dans un caisson hyperbare, qui permet d’effectuer le reste des paliers en air pressurisé pour limiter la casse. Revenons à mon incident.

Je vous résume donc le briefing : plongée à environ 50m, pendant 1h pour filmer un maximum et avoir aussi le temps de poser 2 ou 3 trackers, sans avoir une consommation excessive d’oxygène. On était deux, mon collègue s’occupait des trackers et moi je filmais. Ce collègue en question avait de l’expérience pour la plongée côtière, mais c’était sa deuxième fois seulement dans le grand bleu. C’est beaucoup plus angoissant dans ce cas, parce qu’on a tendance à dériver et que dès 30m de fond, on a plus aucun repère spatial, juste une légère lueur au-dessus mais très faiblarde. Et comme vous devez le savoir, quand on angoisse, on consomme plus d’air et on diminue notre temps de plongée. Personnellement j’étais habitué donc aucun souci pour moi.

Les 20 premières minutes se sont très bien passées, on observait les baleines se nourrir et interagir et on avait posé deux trackers, et c’est environ à ce moment-là que mon partenaire m’a fait signe : il m’a montré son manomètre, et il consommait beaucoup trop, il devait remonter sous peine de ne plus avoir d’oxygène. J’ai regardé mon mano et il consommait deux fois plus que moi, le manque d’habitude et le stress d’approcher des baleines je suppose. Je lui ai fait signe de remonter, et que je restais pour continuer à filmer. Le veinard avait à peine 30 minutes de paliers à faire avant d’être là-haut selon mon ordi de plongée alors que j’en ferais quasiment 2h si je restais 1h. Vu les circonstances j’ai décidé d’écourter un peu et de rester environ 40 minutes au total, ça me ferait remonter environ 1h après lui en faisant les calculs de tête. On a le droit d’écourter s’il y a un incident de toute façon.

Je suis donc remonté après avoir filmé pendant 20 minutes de plus et j’ai fait mon palier à 9m. Mon collègue était au-dessus en train de finir son dernier palier à 3m, attaché au câble (on utilise un câble quand les paliers sont longs, ça évite de dériver loin du bateau sans avoir à palmer, et on peut échanger des trucs avec la surface, notamment des bouteilles en plus). Au bout de 8 minutes, l’ordi m’a dit de passer à 6 m pour presque un quart d’heure. Je suis remonté et me suis attaché au câble. J’ai aussi fait remonter la caméra, ça me délestait un peu. Si j’avais su, je l’aurais gardée. Il ne s’est pas passé grand-chose pendant ce palier.

C’est là que j’ai commencé à monter à 3m, mais j’ai eu l’impression que quelque chose avait tiré ma palme vers le fond. Je me suis retourné, mais rien. Mes palmes avaient dû s’entrechoquer. Une bouteille en plus m’attendait, je l’ai donc prise et branchée à mon détendeur, même si j’avais un peu le temps de voir venir. C’est alors que j’ai senti à nouveau qu’on tirait sur ma palme. De nouveau rien, pas de poisson, ni de requin curieux, et les baleines étaient parties depuis longtemps maintenant.

Je fais une petite pause dans mon récit pour préciser : dans le grand bleu, à 3m, on voit déjà pas grand-chose depuis la surface. C’est pas pareil que sur les côtes parce que la lumière ne parvient pas jusqu’au fond et que les vagues sont plus nombreuses. On peut apercevoir des ombres de ce qu’il y a dans l’eau entre deux vagues, mais il faut vraiment être attentif. Et personne sur le bateau ne surveille les plongeurs en palier, c’est long et sans intérêt, et on a pas besoin d’assistance particulière à ce moment-là.

Du coup, après ce deuxième incident avec ma palme qui m’a agacé j’ai décidé de ne plus bouger. Vous savez, même avec l’expérience, quand on est dans cet univers qui absorbe la lumière et vous sépare du monde habituel, de la surface, on est toujours au moins un peu angoissé, alors même le fait de faire s’entrechoquer ses palmes peut faire peur. C’est un milieu oppressant, et pas seulement à cause de la pression. Au bout de quelques minutes, pareil, on tire sur ma palme. Cette fois j’étais sûr de n’avoir rien fait, et de nouveau, rien en me retournant. J’ai alors décidé de regarder tout mon corps et de ne pas bouger, mais ça commençait vraiment à m’inquiéter. Encore 45 minutes de palier selon mon ordi. Au bout d’un temps qui m’a semblé une éternité d’angoisse, j’ai aperçu deux yeux brillants sous moi, comme ceux d’un chat qui se cache sous un lit, mais incroyablement lumineux pour ce milieu qui absorbe la lumière. J’ai eu un mouvement de recul, et les yeux se sont immédiatement évanouis avec un grognement rauque. Un peu comme quand quelqu’un qui a une bronchite se racle la gorge. Ce bruit me faisait vraiment flipper, parce qu’en plus de 2000h à mon actif j’avais jamais entendu un tel bruit. Les grognements ont repris quelques secondes après en s’intensifiant et plusieurs paires d’yeux se sont allumées dans cette immensité sombre. Là, malgré toutes mes heures de plongée j’ai paniqué et ai immédiatement gonflé ma stab pour remonter par réflexe. Il restait 40 minutes de palier mais je ne pouvais pas rester 40 minutes de plus avec ces choses, quoi que c'était.

Heureusement le bateau avait un caisson hyperbare et j’y suis allé en vitesse. Si on avait pas eu cet équipement je ne serais probablement plus là pour vous le raconter. J’ai rien dit aux autres, déjà que le chef d’expédition était particulièrement mécontent de nos deux performances, ils ne m’auraient jamais cru. Il m’avait déjà réprimandé violemment pour ma remontée soudaine qui aurait pu me tuer. Il était responsable des plongeurs, vous comprenez, et risquait gros s’il y avait des morts.

Si vous êtes un peu renseignés vous savez que les accidents de décompression arrivent la plupart du temps lors des plongées en solo, quel que soit niveau du plongeur. Même des plongeurs avec des milliers d’heures et des ordinateurs de plongée performants mourraient d’accidents de décompression et ça m’avait toujours étonné.

Maintenant je pense savoir pourquoi ils font autant d’accidents de décompression. L’océan est vaste et on ne le connaît pas si bien, il vaut parfois mieux fuir ce qu’on peut y trouver. Ne plongez jamais seuls, on est pas dans notre élément et c’est pas un milieu des plus cléments.


vendredi 3 novembre 2017

Bitterroot

Ceci est une traduction du site Bitterroot, qui est le récit d'un jeune étudiant ayant découvert une mystérieuse boîte dans une petite table qu'il a achetée pour meubler son appartement. Sur la première page, il présente brièvement son histoire, avec quelques photos.

L'enregistrement Biterroot


Mon nom est Chad, je suis étudiant en université à New-York.
Je viens juste d'emménager dans un studio et j'avais besoin de meubles.
J'ai trouvé un gars sur Craigslist qui voulait désespérément se débarrasser de ses babioles à des prix super avantageux, du coup je suis allé vérifier ça.
Il vendait tout en lots pour faire partir un maximum de choses.
J'ai acheté une petite table, ça allait avec un tas d'autres trucs divers.
J'en ai donné une partie, j'en ai conservé une autre.

Une vieille boîte en bois a attiré mon attention, elle était fermée et par curiosité, je l'ai gardée. J'ai dû forcer le couvercle avec un tournevis et à l’intérieur j'ai trouvé plein de vieilles photos. Le mot « Bitterroot » était écrit à la main au dos de chacune d'elles. Il y avait aussi une boîte en métal contenant une bobine de film qui, je l'ai appris plus tard de mon ami Dario (un étudiant en cinéma), était un film 8mm.

Le film était assez endommagé, du coup je l'ai juste mis dans ma bibliothèque pour décorer, mais je n'arrivais pas à enlever l'image de ces photos de ma tête. Je devais trouver un moyen de visionner ce film.

Avec l'aide de Dario, on s'est procuré un vieux projecteur 8mm en bon état de marche sur Ebay. Le film sautait à de nombreux endroits donc on l'a réparé avec une bande spéciale et on l'a regardé de nouveau.
Ce qu'on y a trouvé était perturbant.
J'ai demandé à mon ami de m'aider à créer ce site pour partager mes trouvailles.

La boîte en bois et les photos

La boîte ouverte, la bobine de film et les photos




Une des photos



Le projecteur qu'on a utilisé avec les bobines de film en plastique


Suite à cela, une nouvelle page a été mise en ligne avec davantage de photos, ainsi qu'une vidéo où il nous montre les différentes photos.
Les photos sont en ligne, comme promis


Photo #1 : Un étrange personnage tenant une canne. On dirait qu'il/elle est en train de regarder quelque chose.


Photo #1b : Dos d'une des photos. Vous pouvez lire le mot "Biterroot".


Photo #2 : On dirait la même personne que sur la première photo. On dirait qu'il se trouve dans un bois et qu'il porte une espèce de sac.

Photo #3 : Il y a une table où sont posés des objets. Il y a aussi un sac sur le sol, lié avec une corde et des chaînes.




Photo #4 : Nous pouvons voir la même personne qui se trouve sur les autres photos, et qu'il/elle se trouve dans une sorte de maison.



La vidéo montrant les photos



Une dernière page montre la partie du film qui a pu être récupérée.

Et voici le film, les 5 minutes que nous avons pu sauver sur les 12 de la bobine.

Sous cette vidéo, une update mentionne le fait que les deux étudiants ont contacté Chris, l'ancien propriétaire de la boîte. D'autres informations doivent être publiées bientôt.

Traduction : Valkyria-Green

Source

lundi 30 octobre 2017

SAR (Partie finale)



Ce sera ma dernière mise à jour, en tout cas pour l’instant.

Les choses ici ont dégénéré d’une manière que je n’avais pas prévue. Je ne savais pas à quel point écrire à propos de ce qui se passe là dehors affecterait ma vie à tous les niveaux, et peut-être bien que c’était idiot de ma part. Peut-être que j’aurais dû y réfléchir plus sérieusement, mais honnêtement, je croyais que j’écrivais à propos de choses que seulement peu de personnes voudraient entendre. Je ne pensais pas que ça attirerait autant l’attention.

Maintenant, les gens me posent des questions à propos des escaliers. Pas tous les jours, mais quand ça arrive, je ne sais jamais vraiment quoi répondre. Mes patrons savent que quelqu’un parle d’eux, et je suis sûr que si eux le savent, des gens plus haut placés le savent aussi. Et je peux vous garantir qu’ils n’en sont pas contents. On m’a dit formellement que je n’avais plus intérêt à en parler à qui que ce soit, ce qui est en partie la raison pour laquelle c’est mon dernier message. Je ne peux pas risquer de perdre mon travail pour ça ; même si ça a été formidable de pouvoir faire sortir un bon nombre de ces choses, j’adore toujours mon job, et j’ai besoin de rester là-dedans. Si je ne devais citer qu’une seule chose, le simple fait d’être consciente de tout ce qui se passe réellement est suffisant pour vouloir rester. Peut-être que je ne peux pas dire aux gens qu’ils existent, mais si je les vois, je peux envoyer tout le monde dans une zone moins dangereuse.

À cause de l’attention que ces histoires ont obtenue, j’en ai entendu un grand nombre s’échanger sans arrêt. J’en ai entendu tellement que je ne peux pas m’en rappeler de la plupart. Celles dont je me souviens sont celles que je souhaiterais pouvoir oublier.

Une histoire qui a fait le tour du parc était à propos d’une jeune femme ayant disparu dans le Nord. Au début, tout le monde pensait qu’elle avait fugué. Elle ne venait pas d’un foyer extraordinaire, et ça n’aurait pas été une surprise qu’elle décide de tout plaquer et de s’enfuir. Mais des gens ont commencé à venir raconter qu’ils l’avaient vu non loin du parc avant qu’elle ne disparaisse, on a donc envoyé quelques rangers dans la zone pour s’assurer qu’elle ne s’était pas pendue, ou quoi que ce soit d’autre, sur une des pistes. Ça leur a pris un bout de temps, mais ils ont bien fini par la trouver. Enfin, ils ne l’ont pas trouvée entière. Seulement la moitié de sa langue et un quart de sa mâchoire inférieure. Coupées très nettement, de ce que j’ai entendu dire. On n’a jamais trouvé le reste.

Énormément d’histoire sont à propos d’enfants. Il y en a tellement qui disparaissent et refont surface dans des grottes, coincés dans des espaces incroyablement étroits. Tellement qu’on retrouve sur des pics de montagne, ou au fond de ravins abrupts. Ayant perdu leurs chaussures, leurs chaussettes, ou au contraire avec les deux presque comme neuves alors qu’ils se trouvent à des kilomètres de l’endroit où ils ont disparu.

Tellement d’histoires à propos de gens aux yeux noirs qui rôdent dans les bois et crient la nuit, en imitant le son de l’eau qui court ou le rugissement d’un couguar. Un homme en particulier se rend chez tous les journalistes dont il croit qu’ils l’écouteront et raconte la même histoire. Il était parti chasser le cerf et avait établi son campement dans un endroit très reculé, et il s’était réveillé parce que quelque chose était en train de gratter sur sa tente. Il a pensé que c’était un raton-laveur ou un renard jusqu’à ce que la chose colle sa face à la porte de la tente, ce qui lui a permis de clairement identifier une bouche et un nez humains. Il lui a donné un coup, mais ça a sauté en arrière et ça avait disparu avant qu’il n’ait ouvert sa tente, l’arme à la main. Il a tiré deux coups d’avertissement, et quand le bruit s’est estompé, il a entendu un bruit sec derrière lui. Un homme se trouvait à l’autre extrémité du campement. Il ne portait absolument aucun vêtement, mais sa chaire n’avait rien d’humaine non plus. D’après ce qu’il a décrit, il était constitué d’un agglutinement de viande crue et de poils. Comme si quelqu’un avait ramassé des animaux écrasés et les avait arrangés pour que ça prenne une forme vaguement humaine. La tête était grumeleuse et ne ressemblait qu’à une vague approximation d’un visage. La chose à ouvert sa bouche asymétrique, et le son du coup de feu que le chasseur avait tiré en est sorti. Ça l’a fait deux fois avant d’imiter le son du zip de la tente et de s’enfuir dans la nuit.

Un jeune couple, qui était parti faire une randonnée dans une zone rocailleuse de mon parc, m’a rapporté hier qu’ils avaient vu quelque chose d’étrange sur un pic que je connais très bien. Ils étaient en train de regarder à tour de rôles dans une paire de jumelles quand l’homme a remarqué un randonneur qui grimpait une partie très escarpée de la falaise. Il a observé l’individu escalader la pente, et il n’a remarqué qu’à la fin de son ascension que cette personne n’avait aucun équipement. Quand le grimpeur a atteint le sommet du pic, qui se trouvait à environ huit kilomètres, il s’est retourné en direction du jeune homme. Il a dit que qui, ou quoi que cette personne était, elle regardait droit vers eux. Le grimpeur a fait un signé très exagéré de la main avant de se couper en deux au niveau de la taille et de sauter de la falaise. Le jeune homme n’a pas vu où le grimpeur a atterri. Je les ai raccompagnés en leur assurant que j’irai vérifier. J’ai menti. Je n’en ferai aucun rapport, parce que j’en ai dix autres exactement pareils. Le grimpeur est bien connu dans cette zone. Je ne pose plus de question à son sujet.

Il y a tellement de choses que je n’arriverai jamais à comprendre à propos de mon travail, et ça me prendrait des années pour raconter tout ce que j’ai entendu ces derniers quelques mois. Quand je penserai que mon job ne sera plus menacé, je reviendrai. Ça pourrait bien être sous un nouveau format, mais je reviendrai. Merci à tous de m’avoir soutenu, et pour avoir apprécié ce dont je vous ai parlé.

Si vous sortez dans les bois, je vous recommande de faire bien attention. Emmenez de l’eau, de la nourriture, du matériel de survie. Dites à quelqu’un où vous allez et quand vous serez de retour. Ne vous aventurez pas dans des zones non répertoriées à moins de savoir exactement ce que vous faites.
Et par-dessus tout : 

Ne les touchez pas. Ne les regardez pas. Ne les montez pas.

Traduction : Magnosa


C'est donc la fin de cette série, nous espérons qu'elle vous a plu. Il paraît qu'un livre est en préparation, est-ce que ce sera une compilation de témoignages inquiétants sur des choses ignorées du grand public ou le produit d'une imagination débordante, vous êtes seuls juges. En revanche, ce qui est sûr, c'est que la troisième saison de Channel Zero, qui sortira en 2018, sera basée sur cette série ! Si vous ne la connaissez pas, vous pouvez déjà découvrir la première saison sur Candle Cove et la deuxième sur NoEnd House.

vendredi 27 octobre 2017

CFTC : Le live (et bilan du premier mois du Nécronomorial)

Bonjour à tous,

Comme annoncé plusieurs fois depuis la semaine dernière, le premier live de CFTC aura lieu ce soir à 21h. On commencera à transmettre quelques minutes avant, de manière à ce que tout le monde puisse arriver avant le début. Nous allons en priorité parler du phénomène des creepypastas et de son évolution au cours des dernières années, autant sur notre blog qu'ailleurs (car il y a des différences très importantes), et nous allons essayer aussi de faire le point sur pourquoi les publications du blog ne correspondent pas toujours à vos attentes. Durant toute la retransmission, un chat sera mis à disposition sur le site, de sorte à ce que vous puissiez nous poser des questions ou faire des remarques que nous essaieront d'intégrer au live autant que possible. Il sera libre d'accès, vous n'avez pas besoin d'un compte quelconque pour y accéder ; toutefois, comme tout chat, il ne restera pas sans surveillance, les trolls pourront être bannis. Nous vous attendons nombreux dès ce soir, alors n'oubliez pas de venir !

Pour patienter, on vous laisse avec le bilan de notre nouveau blog, le Nécronomorial. Presque deux mois après son ouverture, nous pensions qu'il était temps de vous faire un retour, ainsi que de rappeler le lien et ce que vous pouvez y trouver, pour ceux qui auraient manqué l'information.

Pour rappel, celui-ci est trouvable à l'adresse suivante : http://necronomorial.blogspot.fr

Ce nouveau blog a été ouvert en réponse d'une part à une demande croissante de textes qui n'entraient absolument pas dans notre ligne éditoriale (CFTC est spécialisé dans la creepypasta, ce qui n'a RIEN à voir avec une nouvelle horrifique, vous trouverez plus de détails dans les sections À propos et FAQ du site, qui ont été récemment mises à jour pour en offrir une description plus exacte ; ce sera également un thème abordé dans le live de ce soir, que vous pourrez suivre avec nous, et dont vous pourrez trouver la rediffusion en bas de cet article), et d'autre part à l'accumulation de textes sur le forum qui n'entraient pas dans nos critères de publication, mais étaient tout de même d'une qualité indéniable. La ligne éditoriale est, soit dit en passant, la raison du rejet d'un nombre important de propositions : trop de gens viennent avec leur propre définition de creepypasta et finissent déçus. Le Nécronomorial permet d'éviter qu'en plus de cela, leur travail ait été totalement inutile.

Nous notons cependant que ce nouveau blog n'attire pas les foules : il génère 10 fois moins de trafic que le blog principal, et nous trouvons cela dommage, d'autant que même si les retours sont rares, ils sont pour la plupart assez élogieux. C'est pourquoi à travers cet article, nous allons vous présenter quelques nouvelles disponible sur le blog, afin de vous encourager à aller les lire les commenter. Contrairement aux Creepypastas, les auteurs de ces nouvelles sont crédités, de ce fait vous pouvez discuter avec eux et leur poser directement vos questions.

Sans plus tarder, voici quelques textes à découvrir sur le Nécronomorial :

- Ubloo, partie 5 (ainsi que les suivantes, dès qu'elles seront traduites)

Ubloo était une série phare du blog, et vous l'avez sans doute déjà lue. Mais il s'est avéré qu'elle a très vite abandonné tous les codes des creepypastas. Certains se disaient qu'on devait la laisser car elle avait beaucoup de succès outre-Atlantique, mais c'est précisément ce genre de décisions qui a causé le déclin de l'esprit initial des creepypastas dans beaucoup de communautés. Nous avons donc décidé de le transférer sur le nouveau blog, par souci de cohérence, mais aussi parce qu'elle reste un récit d'excellente facture. N'hésitez pas à venir voir de temps en temps si la suite à été publiée !

- Le tueur aux charades

Un mystérieux tueur comment ses meurtres en laissant des indices sous forme de charades. Un final aussi palpitant qu'inattendu.

- Paranoia Spatiale

Ce récit, se déroulant dans un vaisseau spatial, est un habile mélange d'Alien, The Thing et de The Mist.

- Le puits à souhaits

Tous les vœux ne sont pas bons à faire, et il y a toujours une contrepartie.

- noEnd House

À l'Origine, NoEnd House est considérée comme une creepypasta, et est très célèbre dans la sphère anglophone, elle a même été adaptée dans la saison 2 de la série "Channel zéro". Mais quand elle est passée entre les mains de nos critiques, il n'y a pas eu le moindre doute : si elle avait été rédigée par un membre de chez nous, elle aurait directement été classée dans la catégorie nouvelle. Même refrain que pour Ubloo, nous n'allions pas la mettre sous le libellé creepypasta juste parce qu'elle "fait des vues", c'est pourquoi elle a été publiée sur le Nécronomorial. Cela n’enlève rien au fait que c'est un des meilleurs textes publiés sur nos blogs, foncez !

- Le pommier de Mr Ferguson

Des fruits aussi beaux que mortels.

- Lâches !

L'épopée épique de 3 déserteurs de champs de bataille.

... Et bien d'autres sont à venir !

Vous l'aurez compris, le nouveau blog est le fruit de travail de beaucoup de personnes, auteurs, correcteurs, critiques, traducteurs, administrateurs... Ce sont d'ailleurs en grande partie les mêmes personnes qui travaillent sur CFTC ! Ce projet nous tient vraiment à cœur et nous souhaitons vraiment qu'il connaisse le même succès que le premier blog, car nous sommes tout aussi soigneux quant à sa qualité.

Mais cela ne tient qu'à vous !

Ici, vous pourrez trouver la rediffusion du live de CFTC.


lundi 23 octobre 2017

SAR (Partie 7)

Un des sujets à propos duquel on me pose beaucoup de questions, autant ici que dans ma vraie vie, concerne des choses comme le Rake, le Wendigo et d’autres légendes de ce style. Honnêtement, je ne peux pas dire que je sais beaucoup de choses sur eux, mais en me basant sur le peu de choses que j’en ai lu, je peux dire que j’ai entendu des histoires qui semblent avoir une lointaine connexion. Vous connaissez le vieil adage qui dit que toute légende est basée sur un fond de vérité, et je suis sûre que c’est vrai, mais comme vous le savez tous, j’essaye de toujours garder un esprit critique. Il le faut, dans ce milieu. C’est un peu comme travailler dans un hôpital, j’imagine. On pourrait passer sa journée à penser au nombre de personnes qui y ont perdu la vie, et au fait qu’il pourrait y avoir des fantômes, ou peu importe le nom que vous leur donnez, un peu partout, mais ça ne vous mène nulle part. Ça rend juste votre job plus difficile. Je pense que beaucoup d’entre nous ressentent la même chose, et c’est probablement pour ça qu’on essaye de travailler comme si de rien n’était. Une fois qu’on devient paranoïaque, on ne peut plus vraiment faire marche arrière, et beaucoup de recrues démissionnent à cause de ça. Il semblerait que mon parc ait un taux élevé de départs parce que les recrues passent leur évaluation et pètent un plomb à propos de tout, et ils n’ont pas l’air de réussir à passer à autre chose ensuite. Il faut apprendre à intérioriser et à se taire.

J’ai posé quelques questions à K.D à propos de son expérience, parce que je voulais savoir ce qu’elle pensait du Wendigo. Elle n’avait rien de particulier à en dire, à part le fait qu’elle n’avait pas envie de trop y penser, mais elle m’a dit qu’un de ses amis avait vu quelque chose de semblable. J’ai contacté cette personne, H, sur Skype, et il a accepté de parler un peu avec moi. Il est au courant de mon travail ici, et il ne voit pas d’inconvénient à ce que je publie son histoire exactement comme il l’a écrite :

« J’ai grandi en Oregon Central, et il y a une réserve qui s’appelle Warm Springs à environ deux heures de là où je vivais. Je n’en dis pas plus parce que beaucoup de gens de ma région ont des amis là-bas, et une grande partie de la zone appartient à cette tribu. Quand j’étais enfant, on avait l’habitude d’aller y camper. Pas dans la réserve, bien sûr, mais dans cette zone, et j’ai rencontré beaucoup de gamins qui avaient grandi dans le coin. Il y en a un avec qui j’ai fait plus ample connaissance, il s’appelait Nolan, et on a fini par traîner beaucoup ensemble dès que nos deux familles étaient dans la région. Ils ont aussi appris à se connaître, du coup on restait en contact et on se débrouillait pour aller camper aux mêmes périodes. On y restait pour environ deux semaines, ça faisait pas mal de temps passé là-bas. [Je lui ai demandé s’ils étaient en camping-car] Ouais, mon père en avait un, donc bon, je suppose que ce n’était pas vraiment du camping, mais on prenait nos tentes et nos affaires et on montait le tout au-delà du camp la plupart des nuits. Je n’aimais pas beaucoup y dormir, je préférais être dehors. [On a parlé un moment de camping]

Enfin bref, une année Nolan et moi étions là-bas, je crois qu’on devait avoir douze ans, quelque chose comme ça. On voulait sortir et camper près de la rivière parce qu’on voulait essayer de pêcher pendant la nuit, ça devait être à cinq cent mètres du camp principal. Suffisamment loin pour qu’on n’entende ou qu’on ne voie personne, je me rappelle de ça. On a traîné pendant la plus grande partie de la journée, je ne me souviens pas de grand-chose à propos de ça, mais en tout cas au bout d’un moment on s’est retrouvés à faire un feu, et j’étais très impressionné parce qu’il avait son silex ou je ne sais quoi qu’il utilisait pour le faire démarrer. Je n’avais jamais vu personne faire ça avant, alors je trouvais ça plutôt cool. Je lui ai demandé de m’apprendre, et on a fait flamber plusieurs truc, ce qui, en rétrospective, était assez stupide vu qu’on était en plein milieu de l’été, et si je me souviens bien la vigilance incendie devait être jaune ou orange. Mais heureusement, on n’a rien déclenché de grave, et quand la nuit est tombée on était assis autour et on parlait de ce dont les gamins de douze ans parlent, je ne me rappelle plus. Ce dont je me rappelle, c’est qu’à un moment, il a regardé par-dessus mon épaule vers la rivière et m’a demandé si je pouvais voir quelque chose.

Notre camp était fait de telle manière qu’on était à environ trois mètres de la rivière, et on était à son point le plus large, donc il devait y avoir encore six mètres jusqu’à l’autre rive. Il fait chaud par là en été, mais l’eau reste froide, ce qui est important.

J’ai regardé par-dessus mon épaule et j’ai réussi à voir quelque chose entrer dans la rivière en pataugeant de l’autre côté. De là où on était, ça ressemblait à un cerf, mais on ne pouvait pas vraiment être sûrs à cause du feu. Je me suis levé pour voir ça de plus près, et j’ai vu des ramures, alors j’ai pensé que c’était un daim. Mais j’ai trouvé ça bizarre que ça vienne patauger dans l’eau, et il n’y avait aucun doute sur le fait que ça venait vers nous, alors j’ai demandé à Nolan ce qu’il pensait que nous devions faire. Il regardait le feu avec une expression étrange et m’a dit de m’asseoir et de me terre, c’est donc ce que j’ai fait, parce que je ne l’avais jamais vu agir comme ça auparavant. Il m’a murmuré de l’ignorer, et de continuer à discuter comme nous le faisions jusqu’ici, mais je n’arrivais pas à trouver quoi que ce soit à dire. Il était en train de parler d’un épisode d’une série quelconque, mais je pouvais entendre le cerf traverser l’eau, donc je ne faisais pas vraiment attention, et je continuais d’essayer de regarder au-dessus de son épaule, mais à chaque fois que je le faisais, il frappait presque mon bras et me faisait le regarder lui. Je me rappelle que je n’étais pas vraiment effrayé, je ne comprenais juste pas ce qui se passait. Mais ensuite, j’ai entendu le cerf sortir de l’eau, j’ai pu vaguement discerner ce à quoi il ressemblait, et j’ai réalisé que ce n’était pas du tout un cerf car peu importe ce que c’était, ça se tenait sur deux pattes. 

J’ai commencé à me lever, je flippais un max, mais Nolan m’a fait rasseoir d’un coup sec en parlant encore plus fort de son émission télévisée, et je voyais bien qu’il avait aussi peur que moi, peut-être même plus. Il s’est penché et a déplacé quelques braises dans le feu avec un bâton, et a murmuré que peu importe ce que je faisais, il ne fallait pas que je parle à cette chose. Je pouvais la voir s’approcher, et elle se tenait juste derrière son dos. Je n’étais pas loin de me pisser dessus, et je pense que je me serais carapaté si j’avais été seul, mais je ne voulais pas abandonner Nolan, alors je suis resté assis calmement, en lançant quelques regards en biais. Ce n’était pas si grand, mais il y avait quelque chose qui n’allait pas avec sa manière de se tenir, comme si son centre de gravité avait été foutu en l’air. J’aurais du mal à le décrire, mais c’était comme si c’était beaucoup trop penché en avant. C’est resté derrière Nolan pendant un bon moment, et il a finit par ne plus rien avoir à dire, alors on est restés assis là sans rien dire pendant quelques instants. Le feu faisait du bruit, mais j’avais l’impression d’entendre cette chose parler à voix très basse. Je n’arrivais pas à entendre ce que ça disait, alors je me suis penché un peu en avant, et je me suis VRAIMENT pissé dessus quand ça s’est aussi penché en avant. Je n’arrivais pas à voir sa tête, mais j’ai vu ses yeux.

Ils étaient troubles et laiteux, si tu veux savoir à quoi ils ressemblent, rappelle-toi cette scène dans le Seigneur des Anneaux où Frodon tombe dans le lac et où les morts flottent vers lui. C’est à ça que ses yeux ressemblaient. Donc tout ce que j’ai vu, c’était ces deux yeux blancs qui flottaient au-dessus de  Nolan, et une vague forme de ramures sortant de sa tête. Je ne sais pas quelle tête j’ai fait, mais Nolan et moi nous sommes tirés de là exactement au même moment, et on n’a pas arrêté de courir avant d’atteindre le camp principal. Mon pantalon était plein de pisse, alors je l’ai enlevé pendant qu’on courait et je l’ai balancé dans les buissons. On s’est tous les deux arrêtés quand on a été en face du camping-car de mon père, et rien ne nous poursuivait, alors on est restés là un moment pour reprendre notre souffle. Je lui ai demandé ce que c’était que cette chose, mais il a dit qu’il ne savait pas. Il a dit que son grand-père l’avait simplement prévenu que si quelque chose devait s’approcher de lui alors qu’il était en plein désert, il ne devait jamais, au grand jamais lui parler ou écouter ce que ça pouvait dire. J’ai voulu savoir s’il l’avait aussi entendu parler, et il a dit que la seule chose qu’il avait réussi à comprendre était « vous aider ». Je crois qu’on a finit par aller dormir dans le camping-car avec mes parents, et la nuit suivante nous sommes ressortis et nous n’avons rien vu. »

Ça me rappelle effectivement la légende du Wendigo en de nombreux points. Il y a une phrase utilisée pour le décrire qui passe parfaitement, qui dit que le Wendigo est « l’esprit des endroits déserts ». Je sais que parfois, quand je suis dehors dans la nature et que je sais qu’il n’y a personne à des kilomètres à la ronde, j’ai cette envie bizarre que je ne peux pas vraiment m’expliquer. Je ne sais pas si ça arrive à d’autres, mais c’est le désir de manger quelque chose. Je n’ai pas envie de quelque chose en particulier, c’est plutôt ce genre de faim bizarre qui empêche de se concentrer, et qui vient du plus profond de mes tripes.

Je voulais aussi découvrir davantage au sujet de l’homme sans visage, si je pouvais, et j’ai trouvé quelques choses similaires. J’ai posé des questions dans mon cercle d’amis, et l’un d’eux a dit que quand il était sorti faire des réparations dans son secteur du parc, il avait vu quelque chose de semblable.

Nous étions allés dîner en ville à cinq en me comptant. Ce gars était en train de repeindre un stand d’information et a entendu un homme lui demander la direction du camping le plus proche. Il ne s’est pas retourné parce qu’il était en haut d’une échelle, mais il a informé l’homme qu’il n’y avait aucun camping à proximité, mais que s’il descendait la route sur environ six kilomètres, il en trouverait dans un autre parc. Il a demandé s’il pouvait lui rendre un autre service, mais l’homme a dit non et l’a remercié. Mon ami a dit qu’il a continué de peindre, mais qu’il écoutait et qu’il n’a jamais entendu l’homme partir.

« À la seconde où il s’est approché et m’a parlé, j’ai senti mes cheveux se dresser sur ma nuque, mais je ne savais pas bien pourquoi. Tout ça me donnait juste une sensation désagréable, et je voulais juste terminer de peindre et prendre mes cliques et mes claques. J’ai pensé que c’était sûrement parce que je ne pouvais pas me retourner pour le voir, mais il y avait quelque chose qui clochait. Il y avait aussi une odeur bizarre qui flottait, même avant que cet homme me parle, comme une odeur de sang de menstruation pas frais. J’avais jeté un œil autour pour voir d’où ça venait, mais je n’avais rien trouvé. Alors j’ai attendu que l’homme s’éloigne, mais je ne l’ai pas entendu s’en aller, ce qui m’a fait penser qu’il était juste resté là à me regarder, je lui ai donc demandé une nouvelle fois si je pouvais faire quelque chose pour lui, et il ne m’a pas répondu. Mais je savais qu’il était là, parce que je ne l’avais pas entendu partir, alors je me suis débrouillé pour me retourner sur l’échelle pour regarder ce qu’il était en train de faire. Bon, j’admets que ça peut très bien être mon cerveau qui m’a joué un tour, mais je te jure, Russ, pendant une fraction de seconde, alors que je me retournais, ce salopard n’avait pas de visage. Comme s’il en était dépourvu. C’était presque concave, et totalement lisse, et j’ai failli faire un infarctus parce que je ne pouvais pas admettre ce que je voyais. Je crois que j’ai commencé à dire quelque chose, mais il y a eu un genre de « pop » dans ma tête, et tout d’un coup c’était juste un mec normal. J’ai dû faire une tête bizarre, parce qu’il m’a demandé si ça allait, et j’ai juste dit « ouais, tout va bien ». 

Il a reposé sa question à propos du camping et j’ai pointé du doigt la direction à prendre, et il m’a sorti « Je ne suis pas de la région, vous pourriez m’aider à y aller ? » C’est le moment où je comprends qu’il y a vraiment quelque chose qui ne va pas, parce que c’est impossible que ce gars arrive jusqu’ici sans savoir où il est. Et puis il n’y avait aucune voiture, alors comment il avait fait pour venir ? Je lui ai dit que j’étais désolé, mais que je ne pouvais l’emmener nulle part dans un véhicule de la compagnie, et il me répond « S’il-vous-plaît ? Je n’ai vraiment aucune idée d’où je suis, pouvez-vous venir avec moi et m’aider à aller là-bas ? » J’ai commencé à vraiment me méfier, et à me demander si ce ne serait pas une embuscade ou un truc du genre. Je lui ai dit que je pouvais appeler un taxi pour qu’on vienne le récupérer et qu’on l’amène là où il veut aller, j’ai sorti mon téléphone et il répond tout de suite « non » et s’est éloigné rapidement. Mais il ne part pas dans la direction de la sortie du parc, ce mec retourne en direction des arbres ! Je suis allé directement dans mon camion et je me suis tiré, au diable la peinture et toute cette merde. J’ai regardé dans mon rétroviseur pour voir où il était alors que je m’en allais, et il était de nouveau à la lisière des arbres, je ne sais pas comment il a fait pour y arriver si vite, mais cette fois j’étais sûr que cet enfoiré n’avait pas de visage. Il m’a simplement regardé m’éloigner, et juste avant que je prenne le virage il a fait un grand pas en arrière vers la forêt et s’est comme évaporé. Peut-être qu’il faisait si sombre qu’il s’est camouflé dedans, mais il a vraiment eu l’air de se dissoudre dans l’air. »

De manière intéressante, dès la fin de l’histoire de ce gars, quelqu’un en a commencé une autre, mais avec une fin assez différente.

« Vous savez, il m’est arrivé quelque chose d’à peu près aussi bizarre il y a un moment. J’étais parti en reconnaissance pour une piste, et j’étais au milieu de nulle part à me demander par où est-ce qu’on pourrait la faire passer. Je n’avais plus croisé personne depuis environ deux heures, donc je ne faisais plus vraiment attention à où j’allais, je regardais surtout au sol la plupart du temps. Et puis là, j’ai atteint le sommet d’une colline et je suis presque rentré dans un gars. Il était plus vieux, probablement la soixantaine, et j’ai commencé à m’excuser d’avoir failli lui rentrer dedans. Et j’ai remarqué son visage, et j’ai sûrement eu l’air d’un con, parce que je me suis arrêté et l’ai simplement observé. J’ai mis un moment à comprendre ce qui n’allait pas, mais le visage de ce gars était énorme. Je sais que c’est bizarre dit comme ça, mais je ne peux pas le décrire autrement. Sa tête n’était pas trop grosse ou quoi que ce soit, elle était normale, mais la surface que prenait son visage était beaucoup trop grande. Comme si vous preniez le visage de quelqu’un et que vous zoomiez pour le voir deux fois plus grand. Il n’a rien dit, il m’a juste regardé, et j’ai reculé en bégayant que j’étais désolé, je l’ai contourné et j’ai détalé pour continuer à faire ce que j’avais à faire. Pendant tout ce temps, je n’ai pas arrêté de regarder derrière moi parce que je flippais qu’il apparaisse derrière moi ou quelque chose du genre. Je sais que ça a l’air ridicule, mais je vous jure que c’est un des trucs les plus glauques que j’ai jamais vus. »

Un peu plus tard, j’ai amené la conversation aux escaliers, et il y a eu une chute totale d’enthousiasme. Au début, personne n’a rien dit. Il y a un vrai tabou sur eux, même quand on ne travaille pas. Mais j’ai brisé la glace avec une de mes propres histoires, et le gars de l’histoire avec l’homme sans visage nous a raconté celle-ci, quoiqu’il ne parlait pas très fort.

« Il y a quelques années, j’étais parti faire du camping avec ma copine, et on était à environ trois kilomètres de la route à un site que je connaissais. On est allés se coucher cette nuit, mais on ne pouvait pas dormir parce que… »

Quelqu’un l’a interrompu avec une blague, et on a bien failli partir sur un autre sujet, mais j’ai réussi à recentrer la conversation.

« Ouais, c’est super drôle, pauvre con. Non, c’était parce qu’on n’arrêtait pas d’entendre un genre de grincement. Mon frère grinçait des dents dans son sommeil, et c’était à ça que ça me faisait penser. Ma copine avait la trouille, mais je lui disais de ne pas faire attention car j’avais déjà entendu ça auparavant, et il faut simplement l’ignorer. Ça finit par s’en aller, vous savez bien de quoi je parle. »
On savait en effet de quoi il s’agissait.

« Au bout d’un moment, j’ai réussi à la faire dormir, mais je me suis réveillé deux heures après parce que quelque chose n’allait pas. Je me suis retourné et elle n’était plus là, et j’ai bien balisé, parce que… »

Il a réfléchi quelques secondes et a pris une très longue gorgée.

« Enfin bref, je me suis précipité hors de la tente en criant son nom, mais je n’ai pas eu besoin d’aller très loin. Elle se tenait à l’extrémité du camp en regardant quelque chose dans les arbres, et j’ai vu qu’elle était très pâle. Le feu était en train de mourir, mais il faisait encore assez de lumière pour la voir. En tout cas, j’ai couru jusqu’à elle pour voir ce qui se passait, et elle était profondément endormie, sauf que ses yeux étaient ouverts. Elle avait l’air de quelqu’un de défoncé, vous voyez le genre. Alors j’ai passé mon bras autour d’elle pour la ramener, mais elle ne voulait pas bouger. Elle a juste dit quelque chose tout bas, du genre « Je dois y aller maintenant, Eddie. Je dois y aller, c’est là. » Je lui fais « Tu fais une crise de somnambulisme, viens te recoucher », mais pas moyen de la faire bouger. Elle restait au même endroit en disant qu’elle devait partir. Alors j’ai regardé là où elle regardait, et il y avait un putain d’escalier à une douzaine de mètres de nous. Des escaliers gris, en béton. Et elle a commencé à marcher vers eux, mais je l’ai tirée en arrière d’un coup sec, et ça l’a réveillée. Elle m’a regardé comme si j’avais perdu la tête, et m’a demandé ce qu’elle foutait hors de la tente. Je ne lui ai rien dit, à part qu’elle avait fait une crise de somnambulisme. Le grincement était parti, donc elle est juste rentrée dans la tente avec moi et s’est rendormie. Je ne sais pas… Je n’aime pas trop penser à ça, vous savez ? »

On le savait tous. Quelqu’un a amené une autre histoire.

« Vous vous rappelez, les gars, ce gosse avec… je ne sais plus ce que c’était, un genre de maladie mentale, pas de l’autisme mais quelque chose du genre. Eh bien, j’ai lu la transcription du rapport qu’il a fait quand on l’a retrouvé une semaine après sa disparition, et c’était vraiment un truc de barge. Enfin, il faut garder un esprit critique, parce que qui sait ce que ce gamin croit être réel, mais il y a une partie de tout ça dont je doute qu’il l’ait inventé. Déjà, il a parlé des escaliers. Il a dit qu’il a regardé son père faire un feu et que les escaliers sont « venus à lui », et qu’il devait y monter, car sinon quelque chose de terrible allait arriver. Les flics n’ont pas vraiment compris ce qu’il a dit après, parce qu’il n’arrêtait pas de répéter « comme le feu de camp ». Et il n’a pas cessé de mentionner des sons, mais il n’arrivait pas à dire quels sons, simplement que c’était très fort et qu’il devait se couvrir les oreilles pour ne pas les entendre. Mais ce dont je me rappelle le mieux, c’est qu’ils lui ont demandé où est-ce qu’il était allé, et il a simplement dit qu’il était resté là. Il se pointait lui-même du doigt, et ils ont dit qu’ils pensaient que ça voulait dire qu’il croyait ne jamais être parti. Il a dit qu’il n’avait pas eu peur parce que les escaliers étaient là, et qu’ils lui avaient parlé, mais pas comme les gens parlent. Comme je l’ai dit, c’était vraiment tordu et difficile à comprendre, et je pense que les flics n’en ont transcrit qu’une petite partie. Ils ont fini par dire que le gosse avait une sorte d’amnésie, et que la piste criminelle était peu probable. Ça n’explique pas vraiment pourquoi il est revenu une semaine plus tard en allant parfaitement bien, sans la moindre saleté sur lui et le ventre plein, mais bon, ce que disent les flics suffit. »


Il y a encore beaucoup de questions auxquelles je souhaiterais apporter des réponses. Je vais continuer à poser des questions dans mon entourage et trouver ce que je peux. La prochaine mise à jour devrait arriver bientôt, merci d’être aussi patients. Vous pouvez aussi me retrouver sur Tumblr : searchandrescuewoods.tumblr.com

Traduction : Magnosa

Source
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Partie 6
Partie 8 (à venir)

Vu les réponses au sondage qu'on vous a mis la dernière fois, l'heure la plus pratique pour la plupart des gens semble être 21h (et si on rajoute ceux qui ont voté pour 20h et 22h, on atteint les deux tiers des votants), donc on lancera la vidéo à 20h50 et on commencera à 21h. On doit encore définir le jour, ce sera jeudi ou vendredi. Nous mettrons l'article vous permettant d'accéder au live en avance, donc réservez ces deux soirs et vérifiez les publications !

vendredi 20 octobre 2017

Communiqué : Mise au point sur la communauté

Bonjour à vous. Le message que vous allez lire a d'abord été posté sur le forum, puis sur le Discord de Creepypasta from the Crypt. Après discussion avec l'ensemble du staff, nous avons décidé de vous le publier tel qu'il a été rédigé. Certaines critiques sont adressées au forum, d'autres concernent également les membres "extérieurs" de la communauté. Sachez également que ce sera le dernier communiqué du genre, car nous n'avons envie de nous battre avec personne.



Chers Cryptiennes et Cryptiens,


J'hésitais depuis déjà un moment à rédiger tout ça, et à vrai dire je pensais surtout faire un communiqué sur le site en premier lieu, mais vu les récents évènements, je crois qu'il convient de s'adresser à l'ensemble des personnes qui sont impliqués de près ou de loin sur Creepypasta From The Crypt. Certains ne verront sans doute pas tout de suite de quoi je parle quand je fais référence aux "récents évènements", disons qu'il s'agit d'une accumulation de conflits plus ou moins gros couplée à une tendance pas non plus généralisée (parce que certains font quand même des efforts) mais tout de même majoritaire de ne pas savoir les gérer autrement qu'en les envenimant ou en abandonnant le navire. Ça a lieu autant sur les topics du forum que sur la chatbox, le Discord ou les commentaires du site, avec en prime de temps en temps un ou deux fauteurs de troubles qui n'ont rien d'autre à faire que d'empirer les choses.

Je ne vous apprendrai rien en disant que la survie des deux blogs et du forum dépend uniquement de la communauté qui se trouve derrière. Et franchement, si il y a quelques mois elle avait juste l'air morte, désormais on dirait plutôt un joyeux bordel où chaque jour apporte la promesse d'un nouveau drama qui nous vaudra un message supplémentaire demandant au choix le bannissement de quelqu'un, la destitution de quelqu'un d'autre ou simplement de régler une situation quelconque sans quoi on pourra dire adieu à un membre supplémentaire. Aux difficultés qu'on avait de recruter des personnes motivées pour faire tourner les différents rouages du site s'ajoutent maintenant celles de garder ceux qu'on a eu du mal à mobiliser à cause des autres membres.

Soyons honnêtes, même de mon côté, je commence à en avoir marre. Autant j'ai pu me poser des questions en certaines occasions uniquement à cause de ma vie privée, autant ça fait quelques semaines que je me dis vraiment que les gens ici et sur le site sapent complètement mon envie d'utiliser mon énergie pour eux. Et d'autres personnes m'ont confié à peu près la même chose. À partir du moment où ce genre de choses commence à se généraliser, et que ceux qui s'en sortent le mieux sont encore ceux qui ne côtoient pas trop les autres, ça sent vraiment mauvais pour la suite, beaucoup plus que s'il s'agissait d'un manque de motivation général.

Donc, pour éviter d'en venir à des choses qui ne plairaient à personne, il serait bien que tout le monde se mette diverses choses en tête, et surtout les gardent. À commencer par le fait que CFTC est une communauté qui attire des gens qui peuvent être extrêmement différents, et que ce n'est pas parce qu'ils ne réagissent pas comme vous que vous êtes en droit de leur manquer de respect tout en pensant que les modérateurs qui rigolent avec vous vous donneront raisons. Vu le succès du blog, c'est parfaitement normal d'avoir des gens ayant un âge, des idées, un parcours différents, et au lieu d'adopter le comportement asocial que beaucoup affectionnent ici qui est de dire que "soit les gens s'adaptent à nous, soit ils se cassent", c'est l'inverse que vous devriez faire. Rappelez-vous qu'à une époque, vous êtes arrivés alors qu'on ne vous connaissait pas, et rien ne nous obligeait à faire des efforts pour vous accepter. Pourtant, on les a fait. Et quand certains n'avaient pas particulièrement d'affinités avec vous, ils ont simplement vécu leur vie de leur côté sans vous ennuyer. Vous feriez de même dans la vie de tous les jours, il n'y a aucune raison que ce soit différent ici.

On a aussi vu je ne sais combien de fois le fameux "je m'en fous d'écrire bien, la Waffe est là pour ça". Cet état d'esprit est répandu depuis un moment, et il serait temps que ça cesse. Oui, la GrammatikWaffe est là pour rendre les textes aptes à la publication, mais c'est tout. Pour commencer, vous n'avez pas l'air de vous rendre compte à quel point la correction d'un texte entier est une activité chronophage. C'est d'ailleurs bien pour ça qu'on a besoin de gens qui ne s'occupent que de ça. Mais ça, c'est même quand les textes sont relativement bien écrits. Alors quand certains se torchent complètement avec les règles de français et disent que c'est le boulot de la Waffe, ça prend encore plus de temps, et ça ne fait même pas plaisir de rendre service. Imaginez que vous êtes serveur et que des clients hyper désagréables et malpolis renversent leurs verres partout et ne nettoient pas sous prétexte que "c'est votre boulot". Pour les Waffe, ce genre de comportement, c'est strictement la même chose. Ne vous étonnez pas que plus personne n'essaye d'intégrer l'équipe si vous faites partie de ce genre de personnes (bien sûr, je ne parle pas de ceux qui sont dyslexiques et ont de réelles difficultés, mais ça constitue une minorité, ne venez pas tous nous dire que vous êtes atteints de ce handicap pour échapper à une relecture que vous êtes de toute façon censés faire avant de faire une proposition quelque part sur le forum). Les correcteurs travaillent bénévolement, ils méritent qu'on respecte leur travail, et je comprendrais très bien qu'ils refusent de corriger les productions des gens qui les traitent comme de la merde.

Aussi pour les quelques personnes qui n'ont que ça à faire de venir attiser la colère des autres, qui sont beaucoup moins nombreux mais savent se faire remarquer aussi bien sur le forum que sur les blogs ou le Discord, il serait bon que vous compreniez une fois pour toute que non seulement votre jeu n'amuse que vous, mais qu'en plus il est de nature à ne plus donner la moindre envie de continuer à nous casser la tête pour quoi que ce soit. Aucun intérêt à venir sur un site quand on sait très bien qu'on ne recevra que des insultes, qu'on dira que votre travail est nul à chier, peu importe le coeur que vous y mettez, et qu'en plus on essaiera de vous piéger voire de porter atteinte à votre vie privée juste pour s'amuser. Quand bien même il arrive une fois tous les trente-six du mois que ce genre de choses révèle des trucs un peu plus sordides, ça ne justifie en aucun cas tout ce qui enfreint les règles de bonne conduite, le règlement ou la loi dans le pire des cas. Ce petit paragraphe a certes été écrit en pensant à certaines personnes qui ont posé problème récemment, mais s'applique aussi à des histoires qu'on a eu il y a très longtemps, et s'adresse à ceux qui pourraient avoir le même genre d'idées dans le futur, car il y en a toujours.

Enfin, quand quelqu'un accède à la modération, c'est d'une part parce qu'il y a de bonnes raisons, mais d'autre part ce n'est pas non plus car c'est une personne parfaite qui a mille fois fait ses preuves et s'entend parfaitement avec tout le monde. Quand on recrute quelqu'un pour un boulot, c'est pareil, on ne connaît même pas la personne au préalable, est-ce que pour autant ça justifie que les employés de l'entreprise la taillent sous prétexte qu'elle n'était pas là avant ? Non. Peu importe qui accède à la fonction, ce sont aussi des gens à respecter, ne serait-ce que parce qu'ils ont accepté de s'investir beaucoup plus que 90% d'entre vous pour que vous puissiez continuer à jouir de votre passe-temps sans changer vos habitudes. Sans compter que c'est totalement bénévole, il serait parfaitement possible de mettre des pubs sur les blogs, et ce serait assez rentable vu le nombre de visites, mais on ne le fait pas car on a à coeur de continuer à faire vivre le site par passion et de ne pas le mêler à des histoires d'argents qui en feraient disparaître l'esprit d'origine tôt ou tard. Quoi qu'il en soit, nous prenons beaucoup de notre temps libre juste pour vous, et ça donne franchement envie de vous laisser tomber quand vous ne trouvez rien d'autre à faire que de cracher sur nous. Si vous pensez que quelque chose cloche avec notre manière de faire, vous pouvez nous le dire, mais rien ne vous donne le droit de critiquer en permanence les gens qui se décarcassent pour vous pour un oui ou pour un non.

Creepypasta From The Crypt n'est pas un endroit différent des autres, et ce n'est pas parce que vous êtes face à un écran que vous pouvez prendre des libertés que vous n'auriez jamais prises en personne. Je pense que c'est la dernière fois que je prendrai la peine de m'adresser à tout le monde comme ça. Si tout le monde se fiche bien de préserver une bonne entente suffisante entre tout le monde pour que nous puissions continuer de nous rassembler autour du thème qui nous intéresse tous et que vous trouvez plus divertissant d'alimenter des dramas et de faire en sorte que les équipes qui doivent alimenter le site restent vides, c'est qu'il ne revêt plus suffisamment d'intérêt pour vous pour qu'on continue à y travailler.

Merci d'avoir lu ceci.

J'anticipe ce qu'on pourrait dire, ce message n'a rien à voir avec la dernière publication et a été rédigé bien avant. Un nombre bien trop important de membres a exactement le même ressenti, et plus le temps passe, plus les gens font part de leur envie de déserter, voire s'en vont sans dire un mot. D'autant plus que beaucoup disent être d'accord avec ça d'un côté, mais refusent de réfléchir sur leurs propres agissements de leur côté. Après, on ne peut bien sûr vous forcer à rien, mais tôt ou tard, ça a des conséquences.

Sur un autre sujet, nous pensions faire d'ici la semaine prochaine un live vidéo sur le thème des creepypastas et où en est le phénomène aujourd'hui. En particulier à cause du fait que malgré les tentatives d'explication dans les commentaires, la FAQ (qui a été mise à jour) et le dernier communiqué, 90% des gens semblent ne rien avoir retenu (ou ne rien vouloir retenir). Nous aimerions donc clarifier une bonne fois pour toute certains détails sur ce qu'on publie sur CFTC et sur le Nécronomorial. Vous pourrez également poser des questions auxquelles on ne penserait pas forcément en temps réel. Voici donc un sondage pour définir l'heure, le live se fera sûrement en milieu - fin de semaine, nous vous préciserons le jour lors de la prochaine publication. Soyez nombreux ce jour-là, réservez ce moment, la réussite de cette action dépend uniquement de vous !

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